vendredi, 06 novembre 2009

sans domicile fixe ( Poème )

 

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La mort m'a emmené,
Mais la vie s'est chargée de m'effacer

Avant d'être dans la chaussée,
J'ai marché à vos côtés,
J'ai été le fils d'un homme,
Sans fortune sans royaume,
Elle est petite la frontière
De la richesse à la misère,

Je suis mort cet hiver,
Sans un regard sur cette terre,
Et je me suis envolé,
Sur la pointe des pieds
J'ai donné du bonheur et causé du malheur,
J'ai porté mon passé et toutes mes pensées,
J'ai regardé le temps couler sans pouvoir l'arrêter

Victime des gens,
Victime du temps,
J'ai continué de marcher transparent au fil des années,
Dans l'ignorance des autres, je me suis envolé,
Le matin, mon coeur refroidit,
C'est éteint devant un monde dans son apathie

Des gens passent chaque jour devant ma tombe,
Sans une parole, sans un souvenir mais, comme des ombres,
Ils ignoraient ma vie, quant à ma mort,
Je suis triste, car ils l'ignorent encore,

 

poème de "Noir courrier" sur le site : http://www.jepoeme.com/

 

 

 

 

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Commentaires

Votre poème est magnifique, il m'a beaucoup bouleversé.
Vous avez écrit là, un poème en hommage aux hommes et aux femmes de la rue.
Un bel écrit qui ne laisse pas indifférent

Ecrit par : Maryleen | vendredi, 06 novembre 2009

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