lundi, 02 novembre 2009

( Septembre 2009 ) BAROMÈTRE DES 100 MESURES PRIORITAIRES

En janvier 2008, le Premier ministre s’était engagé à prendre des mesures importantes
pour les personnes sans abri et mal logées, dans le cadre d’un « Chantier national prioritaire
» pour la période 2008-2012. Parallèlement, le Collectif des associations unies a
proposé au Gouvernement 100 mesures qu’il juge prioritaires et urgentes en matière de :
l gouvernance de la politique du logement et de l’hébergement (16 mesures),
l actions de prévention (21 mesures),
l humanisation et création de nouvelles places d’hébergement (26 mesures),
la mobilisation du parc de logements publics et privés (37 mesures).
Le Collectif a élaboré un baromètre afin de suivre la mise en oeuvre de ces mesures en distinguant
celles qui sont appliquées (vert), engagées (orange) ou non démarrées (gris).

 

document complet :   BAROMETRE1009.pdf

 

 

 

Pour quitter la rue, l'absurde chemin de croix de Dominique

 

dominique.jpgDominique est proche de la quarantaine quand je le reçois dans le cadre d'une consultation gratuite dans un accueil de jour. Vivant à la rue, parfois hébergé dans l'appartement d'un ami qui s'absente pour raisons professionnelles, il présente une alcoolo-dépendance dont il ne comprend pas les fondements.

En effet, il peut s'alcooliser assez fortement pendant deux semaines, jusqu'à environ 7 litres de vin par 24 heures, puis faire un sevrage sauvage, sans accompagnement médical malgré les risques encourus, et rester abstinent durant les deux semaines suivantes, jusqu'à la Saint-Rémi et le versement de son RMI qui marque le retour à l'alcoolisation.

Devenir SDF...

 

Néanmoins, ce qu'il a identifié dans ces modalités bien singulières, c'est que boire lui évite de penser à ce qu'il estime avoir raté dans sa vie : sa vie de famille, sa place de père et sa carrière professionnelle. Pour cette dernière, « rater » est à nuancer car son modèle est celui de son père, « parti de rien pour arriver très haut », commente-t-il.

 

suite sur RUE89 /  quitter la rue , l'absurde chemin

 

 

 

 

jeudi noir : donner le signal de la mobilisation

jeudinoir.jpg«A tous ceux qui semblent croire que Tout va très bien madame la Marquise» sur le front du logement, l'association Jeudi Noir fait un pied de nez. Pour marquer le début de la trêve hivernale des expulsions locatives, une quarantaine de militants occupent ce samedi l' particulier du XVIIe siècle, où est née.

.. la marquise de Sévigné, situé place des , dans le IVe arrondissement parisien.

 

L'association a coutume d'attirer l'attention sur la du logement par des occupations symboliques de bâtiments aussi vastes que vides. Elle a choisi ce lieu appartenant à société civile immobilière (SCI) parce qu'il est «inoccupé depuis 1965 et régulièrement rénové pour rien», explique Julien Bayou, un militant de Jeudi Noir, un nom choisi en référence à la journée du Krach de 1929 à Wall Street. Une façon aussi pour le collectif de se reloger après avoir été invités à évacuer l'immeuble du 14 passage de la Bonne-Graine , dans le XIe arrondissement.

 

Trois ans de combat contre les loyers prohibitifs

Outre l'entrée dans la trève des expulsions, Jeudi Noir entend aussi marquer le troisième anniversaire de ses premières actions visant à dénoncer la cherté des loyers et la bulle immobilière. «Adoma (ex-Sonacotra) et la mairie de Paris tardent à concrétiser leurs engagements en matière de relogements», commente Jeudi Noir «alors que le ministère du logement et l'ambition d'en finir avec le mal-logement ont disparu avec Benoist Apparu», le secrétaire d'Etat au logement.

Présente sur les lieux «à titre personnel», Corine Faugeron, l'adjointe au maire du IVe en charge de l'économie solidaire, a regretté que l'on soit «incapables de loger nos étudiants sauf les plus fortunés». Stéphane Roques, un jeune travailleur, a estimé «scandaleux que des bâtiments pareils soient vides, habiter ici même cinq jours, ça permettrait de dormir au chaud».

source : leparisien.fr

 

 

 

 

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