vendredi, 30 octobre 2009

( RENNES ) des fleurs pour ceux qui n'avaient rien

 

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Le collectif Dignité Cimetière organise des obsèques pour les personnes décédées dans la grande précarité. Samedi, il fleurira les tombes.

Cela fait un peu plus de dix ans, qu'un groupe d'hommes et de femmes se mobilise pour ceux qui connaissent la grande précarité, l'isolement. « Au moment du décès, souvent aucune famille ne se manifeste. Il nous faut alors faire en sorte que la personne décédée ait de véritables obsèques et ne soit pas enterrée comme autrefois dans une fosse commune ».

Aujourd'hui le collectif peut être légitimement fier du chemin parcouru. Environ 140 sépultures avec pierre tombale, croix, nom et âge du défunt ou de la défunte témoignent. Des accords ont été passés avec la ville de Rennes et les PFG pour la durée d'une concession (au moins sept ans), la parution d'un avis d'obsèques dans Ouest-France, la toilette du mort.

Venir avec une fleur

Jour des obsèques, le cercueil est toujours suivi par une dizaine de personnes, des chants sont choisis. Paradoxalement, la personne retrouve de la dignité dans la mort. Et puis chaque semaine, une équipe vient fleurir, entretenir les tombes. Les fleurs provenant d'un petit jardin situé à Maurepas et qui est l'objet de toutes les attentions.

Depuis novembre 2008 le collectif a accompagné onze personnes à leur dernière demeure, dont six étaient sans toit. Avec une moyenne d'âge de 40 ans. La plus jeune avait dix-neuf ans.

Samedi, chacun est invité à amener une fleur. Ce type d'hommage étant mené dans d'autres villes comme Lille, Rouen, Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux...

Samedi 31 octobre, « Une fleur pour la dignité », rendez-vous à 16 h 30, à l'entrée du cimetière de l'Est.


 

jeudi, 29 octobre 2009

Emmaus a 60 ans

 

emmaus-abbe-pierre_article.jpg"Ne pas subir, toujours agir".

abbe piAvec ce slogan, qui caractérise l'action impulsée par l'abbé Pierre, Emmaüs souffle en cette fin d'année 2009 ses 60 bougies. Depuis la communauté de Neuilly-Plaisance en octobre 1949, l'association a essaimé dans 34 pays et compte aujourd'hui 117 communautés et 15.000 personnes qui agissent auprès des plus pauvres.

En France, 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, et 20% des sans domicile fixe sont des travailleurs pauvres, rappelle Emmaüs.

Outre les "chiffonniers", qui récupèrent, trient, recyclent et revendent objets et vêtements, Emmaüs, c'est également aujourd'hui des lieux d'hébergement d'urgence, des logements très sociaux ou encore des structures d'insertion sociale et professionnelle.

L'organisation caritative organise pour cet anniversaire une fête au Zénith de Paris, où elle réunira vendredi toute la journée quelque 4.000 acteurs de mouvement avec au programme la projection d'un film sur l'histoire de l'association, des débats et, dans l'après-midi, un concert avec notamment Olivia Ruiz, Cali ou encore Diams.

suite: http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20091029....

 

 

PAUVRETE : 9 Européens sur 10 souhaitent des mesures d’urgence

 

Les Européens sont inquiets de la situation économique mondiale.
Peur de perdre leurs emplois, peur de perdre leurs toits, peur de sombrer dans la pauvreté.

Selon un sondage paru ce mardi, plus de 80% des Européens jugent que la pauvreté s'est accrue dans leur pays au cours des trois dernières années.
Plus de 90% des Bulgares, des Hongrois et des Roumains pensent que la pauvreté est répandue. Les français sont de cet avis à 86%, la moyenne européenne est de 73%.
Swa Schyvens vient d'Anvers, il a connu la pauvreté toute sa vie. Il travaille aujourd'hui pour un réseau d'aide aux démunis en Belgique. "Être pauvre, ce n'est pas seulement avoir faim, ou être sans-abri, c'est aussi l'exclusion sociale, un manque de participation à la société et comme on vous le fait généralement remarquer, vous ne pouvez rien faire et vous ne savez rien faire. La pauvreté ça se répand en vous."


Près de 80 millions d'européens, soit 16% de la population de l'Union, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Pour beaucoup, la notion de pauvreté reste encore subjective. "Quand on parle de risque de pauvreté, on se réfère à une mesure particulière de la pauvreté qui est fondée sur le revenu, mais pauvreté peut dépendre d'un grand nombre d'autres facteurs que celui des revenus", explique Christine Kotarakos de la Commission européenne.
Alors que faire pour lutter contre la pauvreté?
Une vaste majorité des sondés estime que c'est aux Etats membres d'agir en prenant des mesures d'urgences.

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Ce sondage Eurobaromètre a été réalisé entre le 28 août et le 17 septembre 2009 auprès de 27 000 citoyens de tous les États membres de l'Union sélectionnés en aléatoire et interrogés en face-à-face.

 

 

 

"J’ai compris la précarité, au moment où j’y suis tombé"

Interview de Gabriel Gaudillat, président de l'association "Les artisans du Macadam" qui a relancé le journal de rue en 2007.

 

Chômage, séparation, tout peut s'enchaîner vite et on peut rapidement tomber dans la précarité et l'exclusion. Gabriel, comme beaucoup a vécu la galère mais il a refait surface grâce au journal de rue Macadam, qui lui a offert un travail mais surtout un statut et de la reconnaissance.
Il a mis cinq ans à se remettre de cette période "de misère" où on l'a traité de clochard et même craché à la figure...
Des mots qui l'ont blessé et dont il dit qu'ils ne sont jamais punis par la loi. Finalement, ce sont les anonymes rencontrés dans la rue qui, par leur sourire ou un simple "Bonjour" l'on aidé à surmonter ses difficultés.
"Avant d'être vendeur de journaux, ou directeur d'usine on est surtout des êtres humains, des hommes, des femmes qui aspirent à réussir leur vie terrestre."
Aujourd'hui, président du journal, Gabriel nous livre son parcours. Paroles de sage.

Voir la vidéo

 

mardi, 27 octobre 2009

Mobilisation des capacités d’accueil, d’hébergement et d’insertion durant l'hiver 2009-2010

 

"Les mesures hivernales :

 

Lorsque les circonstances le nécessiteront, vous devez faire en sorte que :

-          les capacités supplémentaires d'hébergement d'urgence, que vous avez nécessairement déjà identifiées, soient mobilisées pour que toutes les personnes qui le souhaitent, bénéficient d'un accueil et d'un hébergement quelle que soit leur situation administrative. Par ailleurs, le recours hivernal à l'hébergement par des personnes qui ne fréquentent pas le dispositif le reste de l'année, doit être mis à profit - au-delà de la simple mise à l'abri - pour entamer avec elles un processus de prise en charge adaptée et de vérification de leur accès effectifs aux droits sociaux ;

 

-          les places d'hébergement soient aisément accessibles grâce au numéro d'appel 115. Les effectifs du numéro d'appel 115 doivent être ajustés durant cette période pour être à la hauteur des signalements et des appels ;

 

-          dans chaque département et dans chaque grande ville, un ou plusieurs « lieux d'accueil de jour » restent ouverts la nuit, afin que les personnes qui ne souhaitent pas d'hébergement puissent toutefois trouver un abri momentané. De tels lieux ne doivent pas se substituer aux capacités d'hébergement nécessaires ;

 

-          les équipes mobiles intensifient leurs maraudes et viennent régulièrement rencontrer les personnes ne souhaitant pas, dans l'immédiat, de prise en charge. Dans le cadre du plan de relance de l'économie, des crédits à hauteur de 2,9 M€ ont été délégués cette année pour créer et renforcer 50 équipes mobiles"

 

circulaire_hiver_14oct2009-1.doc

circulaire prefets 29 sept09.pdf

 

(Valenciennes ) des SDF préparent des locaux pour passer l'hiver

au-foyer-cortex-des-sdf-preparent-des-lo-64159.jpg.jpgMarc s'affaire dans la cuisine. GHI a fait poser un nouvel évier avec un meuble. Cet ancien SDF est en train d'aménager la pièce en installant des plans de travail (dont un avec poubelle intégrée !) et des étagères pour entreposer des vivres et du matériel. Marc a vécu à la rue. Aujourd'hui, il habite un appartement de stabilisation. Il est sur la voie de la réinsertion. Depuis le 29 septembre, il travaille bénévolement sur le chantier de rénovation du foyer Cortex, avenue du Maréchal-Juin, à Valenciennes. « Ça me motive de venir ici. Je ne reste pas enfermé. Ça m'occupe et ça me permet de donner un coup de main », lâche-t-il d'un bloc.

 

suite de l'article : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite...l

L' injustice en France

30 pages d'enquetes dans le numero 653 de MARIANNE du 23octobre

"L'injustice en france : ce que les francais ne supportent plus "



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90' Enquêtes ( Emploi, logement, surendettement )

 

 

90' Enquêtes - Emploi, logement, surendettement : enquête sur la France de la précarité diffusé en avril 2009 sur AB3. Compilation de plusieurs reportages inédit sur la précarité, le chômage, le surendettement, la prostitution des étudiantes, la discrimination à l'embauche en France.


- Sujet 1 : "Logement et pouvoir d'achat, enquête sur les nouveaux visages de la précarité." Aujourd'hui, en France, la précarité concerne de plus en plus de monde. Se loger, travailler, se nourrir : autant de préoccupations sources d'inquiétudes pour beaucoup de Français. Ainsi, une personne sur huit vit actuellement sous le seuil de pauvreté, avec moins de 810 euros par mois. Enquête réalisée par Corinne LANGLOIS - 2008.

 

Sujet 2 : "Comment sortir du surendettement?" Face à la baisse du pouvoir d'achat, de plus en plus de Français peinent à rembourser leurs dettes. Alors qu'ils additionnent plusieurs crédits (maison, voiture, consommation...)beaucoup de français se retrouvent confronter à l'enfer du surendettement. Seul espoir alors : bénéficier de la procédure de rétablissement personnel (PRP) instaurée en 2003 par la loi Borloo. L'année dernière, 180 000 familles ont déposé un dossier de surendettement à la Banque de France pour tenter de refaire surface. Corinne Langlois a suivi pendant plusieurs mois des familles surendettées. Enquête réalisée par Corinne LANGLOIS (2008).

 

- Sujet 3 : "Logement, emploi, pouvoir d'achat : Comment les jeunes essaient-ils de s'en sortir?" Stagiaires exploités, loyers trop chers, marché de l'emploi bloqué : la crise plonge les plus jeunes dans la galère. Aujourd'hui en France, un étudiant sur cinq doit abandonner ses études pour des raisons financières et 100 000 jeunes vivent sous le seuil de pauvreté.
Qui sont ces jeunes qui subissent un système dont ils sont pourtant censés incarner l'avenir ? Comment s'en sortent-ils ? Christophe Pallée et Matthias Favron ont enquêté (2008).

 

( Toulouse ) Des colis alimentaires pour les étudiants

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Maé, étudiante boursière, touche 400 euros d'aide mensuelle et fait un petit boulot de distribution qui lui rapporte 400 euros de plus. Mais ce maigre salaire lui permet difficilement de joindre les deux bouts. Alors, le lundi soir, elle vient chercher un colis alimentaire distribué par des étudiants bénévoles de la Conférence de Saint-Vincent de Paul. Parfois un « plus », parfois une « nécessité », ces colis, en tout cas, lui permettent « de souffler ». Ces provisions fournies par la Banque alimentaire sont prévues pour tenir une semaine. Un colis contient pates, riz, chocolat, lait...

Aucune statistique ne rend compte précisément de cette détresse estudiantine dans la Ville rose. « La précarité de ces jeunes augmente, mais elle est invisible », reconnaît Annie-France Looses, la présidente de la Banque alimentaire. « Il est difficile de quantifier la précarité étudiante. Les boursiers ne sont pas forcément précaires, alors que des non-boursiers peuvent l'être », confirme-t-on au Crous. Selon le syndicat étudiant Unef qui a réalisé une étude locale, près d'un étudiant sur trois sauterait parfois le repas du soir et 23 % renonceraient à des soins médicaux faute de moyens. Le loyer, les charges, la scolarité, « il ne reste pas grand-chose à la fin », explique Jonathan, un étudiant en 2e année au Mirail. Surtout pour manger.

Outre Saint-Vincent de Paul, seule une autre association étudiante délivre des denrées aux jeunes universitaires : les Etudiants musulmans de France (EMF). Mais ces bénévoles sont peu sollicités. « Les étudiants ne connaissent pas notre existence, c'est dommage », confie Maïder, une des responsables de Saint-Vincent de Paul. L'association distribue de 8 à 10 colis par semaine. « Chez nous, il faut se munir d'une lettre de l'assistante sociale de l'université pour avoir droit à un colis. Peu de gens demandent un rendez-vous, une question de dignité je pense », explique Mounia Hamdi, la présidente de l'EMF. Mayliss, étudiante à l'Arsenal,qui vit avec 900 euros par mois, ne connaissait pas ces points de distribution. Dans les associations classiques, elle redoutait la confrontation avec d'autres précaires : « Il y a des SDF, des étrangers, pas le même profil que moi. » Pourtant, le Secours populaire propose à ces futurs actifs un accueil spécifique sur rendez-vous*, afin d'offrir des aides alimentaires et vestimentaires. W

* Secours Populaire : 05 34 40 34 40.

Charlotte Boitiaux  20minutes.fr

 

samedi, 24 octobre 2009

SERGE MOATI : parmi les SDF

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L'animateur-réalisateur va passer plusieurs mois avec des sans domicile fixe pour France 3.

 

D'après Télé 2 semaines, Serge Moati planche actuellement sur un sujet de documentaire pour France 3 selon le modèle de Jean Charles Deniau pour Lundi Investigation sur Canal+ : Il ne sait pas encore s'il s'incluera au résultat final. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il va apprendre à connaître des SDF, passer du temps avec des démunis entre Noël et l'été prochain.

 

Serge motive ainsi son projet : "Je veux être à leurs côtés et comprendre, nous a-t-il expliqué. Le problème principal, c'est la perte d'identité, un sujet qui me touche. J'en ai peur."

A suivre, donc, dans la rue puis à la télé...

 

source: Première.fr

 

 

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