mardi, 29 septembre 2009

Heureux comme un poisson dans le Dalo

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Bientôt, l'écran plasma remplacera la vieille télé. Murs blancs, parquet, vidéophone, calme absolu : le studio de 35 m2 ressemble à un cocon douillet, soigneusement décoré avec vases multicolores et coussins assortis. Jean*, célibataire de 40 ans, employé dans une pharmacie, vit en plein coeur du Marais depuis près d'un an moyennant un loyer raisonnable, pour Paris, de 456 euros charges comprises. « L'automne dernier, j'étais encore à la rue, dans un foyer pour SDF, avec des mecs qui vomissaient sur moi la nuit », raconte-t-il, en jogging et tee-shirt, chaîne autour du cou. Jean fait partie des 9 700 personnes relogées grâce au Dalo (droit au logement opposable), entré en vigueur début 2008. Une personne sur deux voit son dossier refusé, une sur trois attend toujours que l'administration traite son cas (lire ci-contre), mais lui a eu une « chance folle ».

 

« Même avant, quand tout allait bien, j'étais moins bien loti ! », assure-t-il. Une rupture sentimentale suivie du décès de sa mère et d'ennuis judiciaires le précipitent au fond du trou. « J'ai perdu contact avec la réalité, je n'ouvrais plus mon courrier, alors forcément, les impayés de loyer se sont accumulés », explique-t-il à toute allure, comme pour rattraper ces années perdues. Expulsion, surendettement, tentative de suicide, c'est la descente aux enfers. Il continue pourtant à travailler dans la même pharmacie, « pour garder le fil de [ma] vie ». Jusqu'à ce reportage sur la loi Dalo diffusé sur LCI en décembre 2007, qui lui donne un brin d'espoir. « J'ai monté un dossier tout seul, c'est ma plus grande fierté », confie-t-il en montrant l'accusé de réception numéro 225. Mais il reçoit en janvier une réponse défavorable : sa situation n'est pas jugée urgente. « Coup dur. » Il se lance alors dans un recours à l'amiable, et en juin, « je gagne au Dalo ! », lance-t-il. A peine trois mois plus tard, il s'installe dans cet appartement flambant neuf, au rez-de-chaussée d'un immeuble très chic avec portes électriques et jardin paysager. « C'est le hasard du destin. J'étais au fond du gouffre, et j'atterris ici ! » Bientôt, il compte s'offrir un tableau représentant une scène de rue. S'embourgeoise­rait-il ? Il sourit, ravi de la question. W

* Le prénom a été modifié.

Laure de Charette 20 minutes.fr

La crise frappe à la porte de la Banque alimentaire

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Pour ses 25 ans, l'association organise aujourd'hui des portes ouvertes dans la plupart de ses antennes locales. Hausse des bénéficiaires depuis un an : 16%.

 

Entretien. Alain Seugé, 61 ans, ancien cadre bancaire, président national des Banques alimentaires.


Quelles sont les conséquences de la crise sur votre association ?

En un an, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 16 %. Le plus frappant, c'est l'évolution de leur profil. On pense souvent à des marginaux, mais 29 % d'entre eux ont un revenu. La baisse du pouvoir d'achat les a plongés dans la précarité. La Banque alimentaire, ce n'est pas la soupe populaire.


Le lait déversé dans la rue, ça vous révolte ?

D'abord, je partage le désarroi des agriculteurs, car la précarité gagne aussi le milieu rural. La solution ne serait pourtant pas, comme on le pense souvent, d'ouvrir nos entrepôts aux surplus de lait, car on ne peut pas tout accueillir. Il faudrait imaginer des filières de transformation, en faire du lait en poudre ou en briques, par exemple. Surtout, il faut maintenir les programmes européens d'aide aux plus démunis, qui utilisent une partie des surplus agricoles : 30 % de nos denrées en proviennent.


L'aide alimentaire, n'est-ce pas plutôt du ressort de l'État ?

D'après les sondages, une majorité de Français le souhaite. En réalité, ce qu'on fait, l'État ne saurait pas le faire. C'est un miracle tous les matins. Je préfère une coopération intelligente. Nous avons besoin de l'État, mais il faut aussi laisser la place à l'initiative et à la spontanéité des associations.


Pourquoi ne pas fusionner avec les Restos du Coeur ?

La suggestion revient souvent. En réalité, nos histoires, nos modèles sont différents. Contrairement aux Restos, nous fonctionnons toute l'année, nous n'achetons pas de nourriture, nous dépendons de nos fournisseurs, essentiellement les grandes surfaces qui nous donnent les produits qu'elles n'écoulent pas. Il n'y a pas une association plus efficace qu'une autre, nous sommes complémentaires.

Recueilli par Olivier BERREZAI. ouest france

lundi, 28 septembre 2009

Les migrants hantent toujours les ports du Nord

Après le démantèlement de la « jungle » de Calais, les migrants se sont dispersés dans tout le département, sans renoncer à leur objectif : passer en Angleterre



Dans les dunes sur le bord de mer, en plein centre-ville le long des rues, ou près du pont, ils sont toujours là, disséminés dans tout Calais et ses environs. Quelques jours après la destruction de la « jungle », le plus grand campement de la côte, les migrants, en majorité afghans, se sont déjà réorganisés.

« On ne sait pas encore identifier avec précision où ils dorment. Mais la mafia, elle, n’a pas de mal à les retrouver. C’est là tout le paradoxe : plus on les éloigne, plus on les isole et plus on les met dans les mains des passeurs », s’indigne Vincent Lenoir, de l’association Salam, qui vient quotidiennement en aide aux migrants. « Depuis la fermeture de la “jungle”, c’est encore pire pour eux, regrette ce professeur de sciences engagé. Tout va être fait pour qu’ils ne restent pas ici. Ils n’auront pas de répit. »

Peu avant 18 heures, des dizaines d’hommes, seuls ou par petits groupes, convergent vers la rue Margollé, à quelques encablures des ferrys et du rêve anglais. Une longue file se forme le long des entrepôts déserts. Ils sont une centaine. Peut-être plus. La plupart sont jeunes, certains adolescents. Quelques-uns se chamaillent, d’autres se bousculent. Les ventres sont vides, ils attendent que les bénévoles de Salam, vestes bleu marine sur le dos, déchargent leur fourgonnette. C’est l’heure du repas.

suite sur : http://www.la-croix.com/Les-migrants-hantent-toujours-les...

( Quebec ) La Nuit des sans-abri

Nuit_des_sans_abri.jpg La Nuit des sans-abri est de retour pour une septième année, à Gatineau. Le soir du 16 octobre, la population est conviée au parc Ste-Bernadette, dans le secteur de Hull, où une foule d'activités auront lieu, toujours dans le but de conscientiser les gens au quotidien de ceux qui vivent dans la rue. Organisé par le Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO), l'événement marquera du même coup le 20e anniversaire du rassemblement annuel à l'échelle provinciale. Pour l'occasion, comme partout ailleurs, le CRIO reprendra la demande du Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ), qui souhaite voir le gouvernement se doter d'une politique en itinérance.



«Une politique, c'est une vision globale des problématiques liées à l'itinérance, mais ce sont aussi des responsabilités partagées, afin de déterminer les objectifs et les moyens pour la solutionner», affirme le CRIO.



À Gatineau, animation, musique, goûter, graffitis, poésie, hommage aux itinérants disparus, discussion autour du feu et plusieurs autres activités auront lieu de 19h à 2h. Des activités sont aussi prévues pour les enfants et les adolescents, tout comme la traditionnelle collecte de manteaux qui est de retour.



La Nuit des sans-abris a lieu simultanément dans 21 villes du Québec. L'an dernier, plus de 8500 personnes ont participé à l'une des Nuits tenues aux quatre coins de la province.

samedi, 26 septembre 2009

( Bordeaux ) Le squat Meunier aura valeur d'exemple

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La convention n'a pas été signée hier. Les associations se méfient. Elles veulent l'étudier de près avant de la signer. Présentée hier à la mairie de Bordeaux par Véronique Fayet, adjointe à la solidarité, cette convention lie l'association Comité des sans-logis-Un travail un toit avec la CUB et la ville de Bordeaux. Elle vise à mettre à disposition un immeuble déjà occupé par l'association, place André Meunier, dans le but d'en faire un lieu d'accueil alternatif.

 

Fondation Abbé Pierre

En mai dernier, le maire de Bordeaux est intervenu auprès de Vincent Feltesse, Président de la CUB, pour lever la demande d'expulsion concernant les associations Clé de départ, Comité des sans-logis et Un travail un toit qui squattaient le lieu depuis plusieurs semaines.

Cette intervention a débouché sur des discussions auprès des associations compte tenu de leur engagement. « Nous mettons à disposition l'immeuble aujourd'hui occupé par une dizaine de personnes, jusqu'en juin 2010. à cette date aura lieu une évaluation, a déclaré Véronique Fayet. Un comité de suivi a été mis en place avec le CCASS, la DDASS, la Fondation Abbé Pierre, la Halte de nuit et le CAIO. »

Selon l'adjointe, il s'agit d'une solution « isolée », le squat André Meunier reconnu et toléré c'est « un accueil de jour en plus qui aura valeur d'exemple et sera alternatif. Mais nous ne pouvons pas offrir ce type de solution à tous les squats. Malgré le sens des responsabilités dont font preuve les associations, nous avons conscience de la fragilité de cette situation. »

Le squat a pour vocation de devenir une « bagagerie », lieu d'accueil et d'hébergement. à suivre de près.

Auteur : Isabelle Castéra

 

( Avignon ) Un mouvement spontané de personnes sans abri

 

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L'ASSOCIATION CASA est née d'un mouvement spontané de personnes sans abri, en situation d'exclusion ou de grande précarité.

Usagers de fait des structures sociale et d'insertion, ces personnes ont souhaitées ne plus être considérées seulement sous ce statut d'usager. Elles revendiquent un rôle actif ainsi qu'un droit de parole concernant tout projet ou dispositif qui leur est destiné. Ces personnes ont donc pour volonté d'être considérées comme des partenaires et des interlocuteurs vis à vis des pouvoirs politiques, publics et associatifs. Des professionnels se sont rapidement associés à la démarche propre à l'association. Leur engagement, dans le respect de la dynamique associative, doit permettre d'expérimenter au sein même de l'association un registre alternatif du travail social, appliqué au domaine de l'insertion sociale.

 

lien vers le site :http://www.casa-avignon.blogspot.com/

Blog : la santé des personnes sans chez soi.

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Ce blog à pour objectif de permettre une  large participation  au débat sur la question de la santé des personnes sans chez soi.

Il est demandé aux personnes le pouvant d'aider les personnes sans chez soi ou ex-sans chez soi à venir sur ce blog donner leur avis.

Leur avis compte plus car il est le plus difficile à obtenir.

Aider les à avoir accès au débat public c'est leur permettre d'être moins exclus .

Sentez-vous totalement légitime d'envoyer tous vos commentaires !

Faites circulez l'adresse de ce blog rapidement.

Nous devons rendre notre rapport dernier trimestre 2009.

Parcourez les différentes pages de ce blog. A chaque fois que vous cliquer sur le mot commentaire vous aurez la possibilité de nous envoyé un mail et nous pourrons intégrer vos avis, remarques et critiques.

Ce blog est à vous !! Servez-vous en !!

http://sanschezsoi.sante.gouv.fr/

 

vendredi, 25 septembre 2009

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme

 

Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue laetitia van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"


Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.

 

Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

 

J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"


la suite sur : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/ca-fait-...


 


 

( Toulouse ) Don Quichotte : 17 logements d’urgence enfin trouvés

 

Après plusieurs mois d'action, le collectif de défense des sans logis toulousains a t il remporté une première victoire ? Avec l'arrivée de l'automne 2009, le Préfet de la région Midi-Pyrénées et Préfet de la Haute-Garonne, a réuni jeudi , les représentants de l'association « les enfants de Don Quichotte », les représentants des collectivités territoriales (ville de Toulouse et département) et les acteurs de l'hébergement et du logement de l'agglomération toulousaine.

Cette rencontre, qui prolongeait celles déjà tenues en préfecture, avait pour objectif de présenter les solutions adaptées et individualisées pour chacun des membres du collectif des Don Quichotte présents sur le campement. Et d'éviter, à Toulouse, la création d'un nouveau bidonville et de nouvelles tensions sociales.

Selon le communiqué officiel de la préfecture "elle a permis, sur la base de l'évaluation sociale déjà conduite, de proposer un accès à un logement ordinaire ou adapté ou un hébergement durable pour les 17 personnes préalablement identifiées".

Par ailleurs, trois nouveaux cas, présentés lors de cette réunion, ont été examinés afin de leur proposer dans les meilleurs délais un hébergement.

Si plusieurs membres du collectifs avaient, dès le printemps excipé leur droit au logement opposable -Dalo-, nulle solution concrète ne leur avait été donnée. Le résultat de cette réunion constitue donc une victoire pour le collectif des Don Quichotte.

 

Première enquête auprès des personnes sans-abri

Premiere-enquete-aupres-des-personnes-sans-abri_articleimagelargeur.jpgà l'occasion de la restitution de la première enquête auprès des personnes sans-abri à la Sorbonne le mercredi 23 septembre 2009, la Croix-Rouge française appelle à la mise en place notamment de dispositifs de premier accueil adaptés aux besoins individualisés des personnes vivant à la rue.

Étant le principal acteur de cette première enquête auprès des personnes sans-abri, nous considérons que cette enquête est une base solide afin de pouvoir mieux répondre aux besoins des SDF et des mal logés.

L'opinion exprimée conforte ce que dénonçaient déjà le secteur associatif et la Croix-Rouge française en particulier : l'inadaptation des dispositifs de premier accueil à toute une partie des personnes à la rue.

Qualité des dispositifs d'hébergement, offres de soins et recherche de lien social sont les principaux points qui ressortent de cette étude où il faut le rappeler les équipes mobiles de maraudes de différentes associations ont été mobilisées.

 

La qualité

Plus de 50% des personnes à la rue dénoncent le manque d'intimité.
46% regrettent que les hébergements soient peu propices au repos.
38% dénoncent le manque d'hygiène et de sécurité de ces centres.
64% souhaitent que plusieurs services (hébergement, orientation, hygiène, santé, écrivain public) puissent être regroupés sur un lieu unique.

 

La santé

48% des personnes interrogées attendent une offre de soin de la part des équipes mobiles.
41% expriment le besoin d'accès aux soins.

 

Le lien social

79% des personnes interrogées recherchent du réconfort. A ce titre, les rôles joués par les équipes mobiles sont essentiels.

Il faut souhaiter maintenant que les résultats de cette enquête puissent aboutir à la mise en place concrète de dispositifs de premier accueil adaptés aux besoins individualisés des personnes vivant à la rue.

 

etude complete : resume-enquete-sdf-rencontre-equipes-mobiles.pdf

 

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