lundi, 31 août 2009
( Canada )Itinérance – Une recherche qui soulève des critiques et des inquiétudes
Ingérence du fédéral dans un champ de compétence provincial, arrivée de la psychiatrie institutionnelle dans un secteur développé par le milieu communautaire depuis 20 ans en faisant fi de cette expertise, prise en charge d'itinérants souffrant de problèmes de santé mentale pour une période de quatre ans sans garantie de maintenir le service au-delà de cette période et création de deux classes de démunis : les critiques se font nombreuses face à la recherche de la Commission canadienne de la santé mentale sur les sans-abri atteints de problèmes de santé mentale.
La recherche, qui dispose d'un budget de 150 millions à l'échelle du Canada, sera lancée à l'automne à Montréal et dans quatre autres villes canadiennes. Les chercheurs offriront 300 logements à des sans-abri montréalais afin de déterminer si bien encadrés par une équipe d'intervenants - comprenant des psychologues, psychiatres et autres professionnels de la santé - ils pourront réintégrer la société active.
Mais s'il s'agit d'une première au pays, il en est autrement à Montréal. La Fédération des OSBL d'habitation de Montréal (FOHM) offre du logement social permanent avec support communautaire aux sans-abri des quartiers centraux de la ville - dont plusieurs souffrent de problèmes de santé mentale - depuis plus de vingt ans. Une recherche universitaire concluait en 1997 à la nette amélioration de la qualité de vie des locataires mais révélait du même coup que si la collaboration avec le CLSC des Faubourgs et le Centre Dollard-Cormier était positive, il en était tout autrement avec les services psychiatriques des hôpitaux.
suite de l article: http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/sante/997...
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SDF : Le jeu de la honte

Tolle assure ! C'est un nouveau jeu en ligne gratuit qui propose à l'internaute de se mettre dans la peau d'un SDF de Paris et de le faire accéder au rang de châtelain. Une mission résumée sur la page d'accueil de ce site baptisé Clodogame où apparaît un photo-montage avec des sans-abri face au Moulin-Rouge : « Deviens le clochard le plus talentueux de Paris et installe-toi à Versailles ».
Pour y arriver, tous les moyens sont bons. « Le king des trottoirs » devra « collecter des tickets de métro », « apprendre à jouer d'un instrument », s'en mettre « plein les poches » en mendiant , « attaquer d'autres sans-logis », remporter des combats d'animaux, garder sa « conso de boissons à l'œil ».
Pour s'enrichir, le personnage est invité à devenir un « pickpocket hors pair », à « voler une machine à bonbons, à taper la thune de la dame pipi, à se faire une laverie automatique... » Lancé la semaine dernière dans l'Hexagone, exclusivement financé par la publicité, ce « jeu de stratégie », qui collectionne les amalgames, est géré par la société allemande Farbflut Entertainment. Outre-Rhin, la version originale , imaginée par deux jeunes de 20 ans, est proposée depuis 2008 sous le titre « Pennergame » ( der Penner signifie le clochard en allemand). Elle compte, selon l'éditeur, 2 millions de participants. Des adaptations existent déjà en Pologne et en Espagne, suscitant la même controverse.
« C'est une honte de faire des sans-logis un objet de dérision »
En France, il fait bondir des associations de soutien aux sans-logis. « C'est lamentable ! Ce site va malheureusement confirmer le grand public dans les clichés qu'il a du monde de la rue. C'est comme ça que les gens voient mes potes, ils ne les connaissent pas », s'indigne Jacques Deroo, ex-SDF et président du collectif Salauds de pauvres.
« Comment peut-on faire un jeu à partir d'une grande souffrance ? On ne doit pas s'amuser du malheur des autres. Le scénario est très vulgaire, immoral, discriminant, violent », dénonce David Berly, à la tête du Collectif des sans-logis (CDSL) et responsable de trois centres d'hébergement en Ile-de-France. « C'est une honte, c'est dégradant, c'est humiliant de faire du sans-logis un objet de dérision. L'image véhiculée est exactement celle contre laquelle on essaie de lutter », juge, « peiné », Jean-François Riffaud, porte-parole de la Croix-Rouge.
En quête de pub, les inventeurs du jeu reconnaissent que le « thème est particulièrement sensible ». Ils assument leur démarche, revendiquant le droit au second degré. Ils affirment même qu'ils défendent la cause des sans-domicile-fixe en sensibilisant le grand public à leurs galères.
Clodogame qui, hier soir, recensait « 4 415 joueurs enregistrés », a ses partisans qui s'expriment sur un forum dédié. « Si j'entends des gens scandalisés en parler autour de moi, je leur dirai que le problème n'est pas qu'on puisse incarner un SDF dans un petit jeu de gestion. Le problème, c'est plutôt qu'en 2009 il y ait encore des gens qui dorment dans la rue », écrit Bébert le boiteux.
Le Parisien
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jeudi, 27 août 2009
( Nantes ) L'été aussi c'est galère

En ce mois d'août, Sofia et Samia, deux jeunes copines, racontent pourquoi la « galère » n'a pas de saison.
Elles ne vous le font pas dire : « Faut pas croire : être SDF en été, c'est pas rose. » Pudeur et parcours de vie cabossés obligent, appelons-les « Sofia » et « Samia », ça leur va. La première a 17 ans. La seconde pas beaucoup plus. Elles sont assises en tailleur sur un bout de pavé, adossé à un magasin chic du centre-ville. « Un coin passant, juste ce qu'il faut, emprunté par des gens plutôt corrects en général. » Des qui ne vous « ignorent » pas, en somme. « Et puis à l'ombre, par ces temps de grosse chaleur, ça ne se refuse pas. » Elles se perdent dans des vêtements un peu trop grands. Et ne se séparent que peu souvent. Ce lundi, « comme d'habitude », elles tapent la manche. Dans la coupelle chahutée par leurs jeunes chiens, la dominante est au rose. Ce n'est pas un bon jour. « C'est la fin du mois, normal », explique Samia. « Plus les jours passent et moins les gens donnent. » C'est pour cela, dit-elle encore, que l'été n'est finalement pas beaucoup moins rude que l'hiver. « En décembre, t'as pas chaud dans les squatts mais au moins, en deux heures, t'as ce qu'il faut pour nourrir les chiens. » En ce mois d'août en revanche, il faut mettre le réveil et se poser dans la rue dès 8 h. Ne pas manquer l'heure de l'embauche surtout. Et surtout pas celle de la pause-déjeuner. Ce midi, Sofia n'a pas mangé. Mais ses animaux si. « Pas grave », elle mangera « ce soir ». L'été, il faut aussi savoir où aller. « Brin de causette », par exemple, ce comptoir sur lequel on peut s'appuyer dès le matin pour un bon café avec les copains. Sofia ignore s'il est ouvert en ce moment. Et Samia n'en sait rien non plus. Leur priorité : trouver un toit. Sofia dort chez un copain. Pour l'instant. Se prend à rêver d'un « petit appart, où se poser tranquille » avec son mec. À 17 ans, elle bataille pour trouver une formation, genre « Bafa ou dresseuse canine pourquoi pas ».
Depuis le 15 juin dernier, le Samu social a recensé sept décès dans les rues nantaises. « La majorité des personnes décédées présentaient une altération de leur état général, étant donné leur mode de vie, et un parcours de rue de parfois plus de 10 ans. Elles sont donc plus exposées aux fluctuations climatiques. L'hiver comme l'été, leurs corps sont fragilisés », indique Jean-Yves Crenn, directeur du centre Saint-Benoît. « La chaleur, comme le froid, est un fait aggravant pour ceux qui n'ont pas de logement. »
Anne-Hélène Dorison
anne-helene.dorison@presse-ocean.com
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( Ile de la Réunion ) "Journée d’animation au profit de la solidarité avec les sans abris"
photo :Dédé Fourez, un des organisateurs de ce repas, chantera la salsa pour ses invités. (photo J.F.N)
Toute la journée de dimanche prochain, le Comité des chômeurs et des mal-logés du Port associé au restaurant "Zembrokal des Îles" et l’artiste musicien Dédé Fourez vous invitent à une animation solidarité pour les sans abris au Centre Cœur saignant au Port.
Vous organisez en fin de semaine une animation pour les personnes démunies dont les personnes sans domicile fixe du Port. Dîtes-nous en un peu plus sur cette initiative ?
C'est une idée de l'auteur, compositeur et chanteur Dédé Fourez, que l'on connaît pour ses mélodies salsa. Lui a vécu dans la rue deux années durant, alors qu'il vivait en France loin de La Réunion. La situation des personnes démunies l'affecte, d'où sa préoccupation quant à leur devenir. Leur offrir un moment convivialité autour d'un repas et d'une animation musicale colorée est la moindre des choses que l'on pouvait initier.
De quelle manière peut-on s'associer à cette action ?
En participant ! Je m'explique. On peut faire des dons de vêtements et denrées non périssables. Comme vous le savez, nombre de familles réunionnaises connaissent de grandes difficultés financières. Une autre façon de se joindre à cette action et les prochaines est votre bénévolat.
Selon-vous, la pauvreté à La Réunion gagne-t-elle du terrain ?
Énormément. Il suffit de s'intéresser aux chiffres de l'Insee quant au taux de surendettement, il croît. La vie est chère. Avant - au siècle dernier -, un paquet de brède coûtait 3 francs tandis qu'aujourd'hui, 1 euro. Avec 100 francs, je revenais d'une enseigne les sachets remplis, je ne pouvais les porter seule. De nos jours, avec 15 euros, qu'achète-t-on ? D'une manière générale, je constate que les produits de base ont considérablement augmenté sauf que les salaires, non. Conséquence, dès le 15 du mois, des personnes - qui pourtant travaillent - viennent nous demander une aide alimentaire.
Que pouvez-vous nous dire sur notre mode de consommation ?
Il a évolué. On mangeait auparavant des produits de la cour. Avant, on mangeait du saumon, foie gras et camarons à l'occasion des fêtes, tandis qu'aujourd'hui, tous les jours de l'année. On ne se préoccupe pas des conditions dans lesquelles sont pêchés les camarons où les personnes sont exploitées.
Quels ont les partenaires de cette action fraternelle ?
Se sont associés à ce rendez-vous la Mairie du Port, le restaurant Zembrokal des Îles, Dédé Fourez, des commerçants et entreprises du Port, que l'on remercie.
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| Tags : ile de la reunion, sans abri, dédé fourez, maryse dache |
mercredi, 26 août 2009
Rencontres de CAEN les 12 et 13 novembre 2009
Les 12 et 13 novembre 2009 se tiendront au Palais des congrès de Caen les rencontres nationales de participation citoyenne.
Ces deux journées font suite à celles organisées à Tours en 2002 et à Lille en 2005. Elles traduisent la volonté de plusieurs réseaux nationaux et locaux de donner la parole aux personnes en situation de pauvreté, et de rendre visible les initiatives et les actions auxquelles elles prennent part.
Stéphane DUBREUIL, résident et élu du conseil de vie sociale de la maison relais à Colombelles, résume avec des mots forts les objectifs des rencontres de Caen
> Malgré les difficultés, le pouvoir d'agir
Ce n'est pas parce que les personnes vivent difficilement qu'elles subissent leur propre vie. Ce n'est pas parce qu'elles affrontent des situations économiques et sociales difficiles, qu'elles ne sont pas capables d'exprimer leur avis, de prendre des initiatives, d'être acteurs. Au contraire, ceux qui interviennent auprès d'elles sont souvent frappés par leur refus de subir et, surtout, par leur capacité d'agir. C'est une réalité souvent méconnue par nombre de décideurs politiques et par ceux qui ne sont pas concernés par la pauvreté et les difficultés au jour le jour.
Comment des personnes, confrontées à des difficultés économiques et sociales, des bénéficiaires des minima sociaux, des chômeurs, se mobilisent-ils avec d'autres pour agir dans leur environnement, dans tous les projets où ils peuvent s'impliquer ? Pourquoi la reconnaissance de leur action et sa promotion sont-elles indispensables pour construire une société plus solidaire ?
Ces journées sont conçues pour permettre le partage et la mutualisation des expériences locales de participation, en France et dans d'autres pays européens, et de confronter les savoir-faire, les réussites, repérer ce qui a permis de travailler ensemble, ce que cela a produit. A partir de ces expériences, des élus seront invités à réagir.
Ces journées s'adressent à toutes les personnes, usagers, bénéficiaires, habitant de quartier, intervenants sociaux, bénévoles, institutionnels ou élus, qui ont fait le pari de « l'action collective » et de la « co-construction ». Sont aussi concernées les personnes qui souhaiteraient se lancer dans ce genre d'initiative et qui se demandent comment s'y prendre.
le blog des ces journées : http://dire-reagir-ensemble.new.fr/
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( Brest ) Les jeunes errants brestois et leurs chiens
«Errants». Jamais sans leurs chiens
Ils sont sans-abri, vivent dans un squat, «tapent lamanche» dans la rue. Le plus souvent, ils sont accompagnés d'un, voire plusieurs chiens. Mais que faire de ces derniers quand leurs maîtres font des démarches administratives?
On les identifie aux «punks àchiens»: les personnes dites «errantes» sont visibles dans le centre-ville brestois, entre les rues Jean-Jaurès et de Siam notamment. Elles y «tapent la manche», un animal, voire plusieurs, à leurs côtés. Ces compagnons de route à quatre pattes peuvent vite devenir une «source supplémentaire de marginalisation sociale», comme l'indiquait le doctorant en sociologie Christophe Blanchard, dans son étude sur le sujet menée pour le compte du Centre communal d'action sociale (CCAS) local. En effet, pour les «zonards», que faire de leurs chiens lorsqu'il convient de se déplacer dans différents organismes pour effectuer des démarches administratives? Alors que, pour eux, le meilleur ami de l'homme constitue déjà un frein pour dénicher un logement... «Peu de lieux d'accueil acceptent les animaux», constatait encore Christophe Blanchard.
(l'integralité de l etude de christophe blanchard)
Etude-sociologique-Le-phenomene-des-Jeunes-errants-avec-C...
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| Tags : christophe blanchard, zonards, brest, chiens pour sdf |
mardi, 25 août 2009
Un Mariage Druidique et interclasse au FAR OFF de Morlaix
Depuis l'élection de la nouvelle Mairesse UMP de la ville de Morlaix, un bastion de gauche depuis des générations, la toute fraiche Magistrate à faire ériger des grilles encerclant un mini square pour en interdire l'accès aux routards et laissés pour compte, un lieu de rencontre pour cette population.
Le professeur Jacquard, s'en était ému lors de sa visite dans la cité Bretonne....
L'association morlaisienne "Au pied de mon arbre" tente de faire revenir la raison, car pensent ils à juste titre , que cet enclos grillagé ne résoud en rien le problème..
Théâtre de rue satirique en quatre actes
Du grillage au mariage ...une farce théâtrale bien emballée.
Une cérémonie Druidique pour célébrer le mariage « interclasse » d'une riche propriétaire et d'un SDF. La première représentation de cette pièce de théâtre de rue en quatre actes et en ouverture du FAR OFF de Morlaix qui a été donné ce 6 aout 2009, au lieu dit imaginaire « Le Square à grillage » de 17h35 à 18h13 précises. Qu'on se le dise !
Le résumé pitch :
Les Oracles des Rocks d'Arrée, nous imaginent de nouvelles alliances, un concept d'une riche idée, une remise à jour pour réactiver l'accessibilité de l'échelle sociale. L'union du patrimoine des plus riches propriétaires avec les cartons usagés des miséreux et SDF, avec en guise de cadeau de noce, le plus bel Arbre en grillagé de la cité.
La mise en scène est une création de la "Breiz Pride", une jeune troupe de théâtre vivant des Monts d'Arrée, des acteurs au jeu volontairement Druido-comique et satirique.
Le scénario et l'écriture depuis une idée originale nourrie par l'actualité politique en esthétique et grillagée, et en collaboration avec l'Association " Au Pied de mon Arbre " de Morlaix.
Les images et le montage ont été réalisés par l'association "Klapez"
les videos sur Agoravox :
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| Tags : sdf, routards, morlaix, far off, breiz pride |
lundi, 24 août 2009
( Canada ) 300 sans-abri bientôt maîtres de leur logis

La Commission canadienne de la santé mentale s'apprête à lancer la plus grande recherche jamais menée au monde sur les sans-abri atteints de troubles de santé mentale.
Cette recherche d'envergure, qui coûtera 150 millions à l'échelle du Canada et se déploiera sur quatre ans, se concrétisera dès l'automne à Montréal. Les chercheurs offriront pas moins de 300 logements meublés à des sans-abri, afin de déterminer si, épaulés par un suivi social serré, ces derniers réussiront à réintégrer la société.
En octobre prochain, quatre recruteurs embauchés par la Commission canadienne de la santé mentale arpenteront les refuges et les rues de Montréal pour trouver 500 sans-abri qui accepteront de participer à cette ambitieuse recherche de terrain, a appris La Presse. Deux critères: les participants, hommes ou femmes, doivent être sans logis et souffrir de troubles de santé mentale, modérés ou importants.
Les participants à ce projet, baptisé Chez soi, seront divisés en deux groupes: un groupe témoin, qui suivra le parcours normal - généralement chaotique - d'un sans-abri souffrant de troubles mentaux, qui tourne autour du refuge, de l'hôpital et de la prison. Leur seule obligation sera de rencontrer un intervieweur une fois par mois, afin de faire le point sur leur situation. Ils recevront entre 15 et 35$ par rencontre.
suite : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/nation...
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des poubelles et des SDF !...
"Voici quelques photos prises hier de ce meme quai Vauban , occupés essentiellement par des poubelles et des SDF en train de se "rafraichir" à la bière
Pas tres attirant, ne trouvez vous pas? " ( philippe Gonon élu Modem Besancon )
http://www.pgonon.fr/?803-besancon-est-elle-vraiment-insc...
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vendredi, 21 août 2009
Le DALO ? 605 relogements à 4 millions d’euros
Le DALO ? 605 relogements à 4 millions d'euros
Habitat . Dans un point d'étape sur le droit au logement opposable (DALO), un rapport sénatorial dresse un bien maigre bilan pour des frais de fonctionnement considérables.
Voilà de quoi donner du grain à moudre aux pourfendeurs du droit au logement opposable. La mise en oeuvre de la loi DALO coûte cher et les résultats sont loin d'être spectaculaires. Certes, dès 2008, lors de l'adoption du texte, le député Étienne Pinte envisageait la possibilité pour l'État d'être dépassé : « On gère trente ans de retard en matière de logements, on ne peut pas inverser cette réalité d'un coup de baguette magique. » Plus d'un an après, les chiffres confirment qu'en matière de relogement l'État mouline. Dans un point d'étape de la commission des Finances du Sénat, le parlementaire UMP Philippe Dallier relève que les frais de fonctionnement des commissions en charge d'instruire les dossiers s'élèvent à 4,2 millions d'euros en 2008. Deux exemples dans les départements où les demandes affluent : à Paris, ces coûts grimpent à 375 000 euros et à 356 000 euros en Seine-Saint-Denis. À cela, il faut ajouter les « fameuses astreintes liées aux éventuelles condamnations reversées au fonds d'aménagement urbain (FAU) », qui aide les communes à construire.
la suite : http://www.humanite.fr/2009-08-18_Societe_Le-DALO-605-rel...
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