vendredi, 31 juillet 2009

Une péniche pour SDF jette l’ancre à Neuilly

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Faute de logements sociaux sur terre, la ville de Neuilly accueille sur la Seine une péniche dédiée à l'hébergement de sans-abri. Elle ouvrira en septembre.

 

 

Le paysage fluvial a changé ! Depuis une dizaine de jours, une imposante péniche est amarrée au pied du pont de Neuilly, en contrebas du boulevard Koenig, bordé d'immeubles haussmanniens très cossus. Ce n'est pas un riche propriétaire qui y prendra ses quartiers, mais une cinquantaine de sans domicile fixe qui emménageront à la rentrée prochaine.


La nouvelle est pour l'instant confidentielle, car le maire divers droite Jean-Christophe Fromantin souhaite préparer les esprits à cette arrivée. Mais dans son entourage, on le dit satisfait de ce projet à dimension sociale.

« Ils seront suivis par des psychologues et des travailleurs sociaux »

« Cette péniche ne sera pas un refuge d'un soir, mais un vrai lieu d'hébergement et de réinsertion, explique-t-on en mairie. Les SDF y séjourneront plusieurs mois et seront suivis par des psychologues et des travailleurs sociaux. Des cours d'alphabétisation seront également dispensés sur place. »
L'Armée du salut a acheté ce bâtiment qui était à quai à Paris pour le transformer en hôtel social flottant. Souhaitant l'amarrer dans l'Ouest parisien, elle a chargé la préfecture des Hauts-de-Seine de lui trouver un port d'attache. Neuilly-sur-Seine, qui accuse un retard important en matière de logements sociaux, a été sollicitée. Et a accepté d'accueillir cette péniche dans le cadre du Parsa (plan d'action renforcé en direction des personnes sans abri). Pour la ville, l'enjeu est double : permettre la concrétisation d'un projet à dimension sociale et augmenter son parc social d'une cinquantaine de logements. Car, si elle doit en livrer 750 d'ici trois ans pour se mettre en conformité avec la loi SRU, elle a fait savoir qu'elle ne pourra pas dépasser les 450, à cause de la rareté et du coût du foncier. La commission de sécurité a donné son feu vert, mais il reste encore quelques travaux à réaliser avant d'ouvrir le centre.
La péniche, aménagée sur trois niveaux, offrira une vaste salle de restauration, des cuisines, un salon, une laverie en libre-service, des bureaux, une quarantaine de cabines individuelles et une dizaine équipées pour les couples. La Ville de Paris et les instances sanitaires des Hauts-de-Seine se partageront les attributions. Les premiers occupants arriveront entre la fin août et le début de septembre. Il ne reste plus qu'à peindre son nom, « Amirale Georgette Gogibus », en lettres de couleur sur la coque. (le parisien.fr)

 

 

jeudi, 30 juillet 2009

La Coupe du Monde des sans-abri à Milan

 

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Argentina v Timor-Leste during the 2008 Homeless World Cup in Melbourne Australia.

La ville de Milan et ses partenaires italiens ont présenté lundi la Coupe du Monde des sans-abri, soutenue par l'UEFA. Leur but est de faire de cette septième édition "un succès phénoménal".

Lancement devant la presse
Le compte à rebours pour la 7e Coupe du Monde des sans-abri, qui aura lieu à Milan du 6 au 13 septembre, a débuté par une conférence de presse à la Sala dell'orologio di Palazzo Marino de Milan. Mel Young, président de la Coupe du monde des sans-abri, a déclaré : "C'est merveilleux d'être ici dans cette superbe ville. Merci Milan de vouloir faire de cette 7e édition un succès phénoménal". Cet évènement reçoit le soutien de l'UEFA parce qu'il a un lien fort avec le football, qu'il dispose d'une série d'objectifs clairement définis, et qu'il développe avec succès l'utilisation du football comme moyen d'intégration.

Parcours de réintégration sociale
La ville de Milan, le ministère de la Défense italien, et la Croix-Rouge italienne ont annoncé leur soutien à ce championnat qui se déroulera à l'Arena Civica de Sempione Park. Le maire de Milan, Letizia Moratti, a déclaré : "Nous sommes heureux d'accueillir à Milan la Coupe du Monde des sans-abri à laquelle 480 sans-abri venant de 48 pays vont participer. (C'est) un évènement sportif et qui représente une étape dans [un] parcours de réintégration sociale qui a pour l'instant donné des résultats extraordinaires." L'UEFA, à travers son programme de responsabilité sociale, croit que le football doit être utilisé pour bénéficier encore plus à la société, en se servant de son potentiel pour influencer des attitudes et des comportements qui vont au-delà du stade.

http://fr.uefa.com/uefa/keytopics/kind=4/newsid=866684.html


 

mardi, 28 juillet 2009

Orange-RockCorpS : Une place de concert contre du bénévolat

 

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Le programme Orange-Rockcorps a lancé  son premier chantier bénévole. Contre quatre heures de temps, une trentaine de jeunes ont obtenu une place de concert.

 

Le concept vient de Los Angeles, en Californie, et date de 2005. Pour ses premiers pas en France, les créateurs de Rockcorps France ont choisi le centre de la Croix-Rouge le Coteau à Limeil-Brévannes, spécialisé dans l'accueil de SDF convalescents et dont les besoins de rénovation étaient urgents. Sur le principe « tu donnes, tu reçois », Rockcorps et Orange organisent un concert le 2 octobre au Zénith dont l'accès n'est possible qu'en échange de quatre heures de bénévolat.



Une démarche humaniste

Et l'affiche est alléchante : Busta Rhymes, David Guetta et Sefyu, qui s'est déplacé hier parmi les jeunes pour donner de sa personne. Badgés et vêtus du tee-shirt noir de l'opération, les trente participants ont eu vent de l'événement par le bouche-à-oreille. Ici on chausse ses gants, là on fourbit ses outils de jardinage. Ces heures seront dévolues à la remise en état des espaces verts du centre. La quinzaine de pensionnaires observe l'agitation inhabituelle qui vise à améliorer son quotidien. De la musique rythme l'effort, il s'agit de montrer que le bénévolat c'est aussi festif et gratifiant.
Vers 11 heures, l'ambiance se fige : le rappeur Sefyu se mêle aux travailleurs intimidés. « C'est une démarche humaniste. Les bénévoles découvrent le travail d'intérêt général (TIG), volontaire celui-ci. Les jeunes n'ont pas d'argent à donner aux organisations humanitaires, ici ils voient qu'ils peuvent agir avec leurs bras », estime-t-il. Sous le reproche « d'esquiver la corvée », il se remet au travail. Donner pour recevoir, le concept américain diverge des usages du bénévolat français. « Mais c'est un premier pied à l'étrier, explique le fondateur de Rockcorps, Stephen Green. Nous espérons agir comme déclencheur pour investir les jeunes dans leur communauté. » Au total, 5 000 places de concert seront données à des jeunes recrutés en Ile-de-France, à Nantes, Lille, Marseille et Lyon. Ce sont donc 20 000 heures de travail sur 50 projets bénévoles, et un premier pas vers le monde associatif pour bon nombre des participants.
« Les volontaires sont les forces vives de la Croix-Rouge. Ce premier pas peut susciter des vocations », commente Philippe Garcia, trésorier de la Croix-Rouge du Val-de-Marne. La prochaine cible de Rockcorps est en Afrique du Sud : l'objectif sera d'offrir aux jeunes volontaires des places pour la Coupe du monde 2010.

Le Parisien

Orange ROCKCORPS ; c'est parti !

 

lien vers le site :http://www.orangerockcorps.fr/

dimanche, 26 juillet 2009

( Annezin ) Le bric-à-brac solidaire ne ferme jamais ses portes

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À la maison de la Solidarité, un euro suffit à acheter 20 livres ou 5 vêtements ! Un « super » pouvoir d'achat obtenu grâce aux dons.

 

«  Vous le faites combien ? ». Nadine s'approche d'un portique pour bébé et l'examine. «  50 centimes ». Huguette est bénévole pour l'association Solidarité Annezinoise depuis 7 ans. Elle assure des permanences toute l'année, avec d'autres bénévoles. Chaque jour, environ 50 personnes viennent chercher de bonnes affaires dans cette caverne d'Ali Baba. Des vêtements de toutes tailles, de la vaisselle, des meubles, des livres, un gilet de sauvetage pour enfant... Et même une robe de mariée, quasi-neuve dans son étui en plastique. Vendue au prix de 25 E. L'argent récolté sert à aider une quarantaine de familles d'Annezin dans le besoin. Au milieu de ce bazar solidaire, le coup de coeur n'est jamais loin. Comme ce lit pliant, recroquevillé sur le sol. «  Ma fille justement en cherchait un », explique Nadine. Il est certes un peu sale, mais pour 2 E, pas question de faire la fine bouche.

Tous les objets vendus par Solidarité Annezinoise proviennent de dons. Mais les gens qui donnent ne sont pas forcément différents de ceux qui achètent. Émilienne fait les deux. Elle achète des gâteaux, qu'elle offre à ses voisins. Ce qui ne l'empêche pas de donner «  des verres » ou d'autres choses. Un sac rempli de vêtements à la main, une femme s'approche. Un don. «  Elles ont du mérite ces dames ». Il est vrai que certaines bénévoles ne chôment pas. Quand les achats sont trop volumineux, Huguette dépose les objets directement chez les clients. Et certains sont fidèles, comme «  cette cliente qui vient 3 fois par jour ». Des liens se tissent entre bénévoles et habitués. Pour Nadine, Huguette, c'est «  Mamie ». Il est temps de passer à la caisse où, comme l'explique Christelle, une autre bénévole, «  rares sont ceux qui repartent les mains vides ». Bilan des courses : Émilienne emporte une horloge, un porte-lunettes, des draps et des bacs en plastique. Nadine, elle, n'a pas trouvé les «  cassettes vidéo Mickey » qu'elle cherchait pour ses petits-enfants, mais repart quand même avec quelques VHS et une paire de bottines. Sans oublier le lit pliant. «  Ça vaut le coup de venir ici ! ». Surtout quand on repart avec un sourire. Même timide, il vaut de l'or. • ( la  voix du nord )

 

vendredi, 24 juillet 2009

( Lyon ) Surchargé, le foyer Notre-Dame des Sans-Abri recherche des bénévoles

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Pendant la période estivale, le foyer Notre-Dame des Sans-Abri est plein. Les 191 places du centre Gabriel-Rosset, situé dans le 7e arrondissement de Lyon, sont occupées chaque soir. Mais à cette période de l'année, beaucoup moins de bénévoles sont disponibles pour assurer l'accueil de jour et du soir. Départs en vacances et étudiants qui quittent la ville laissent derrière eux un sacré casse-tête aux salariés du pôle bénévoles. Michel Paillard, responsable des bénévoles, a besoin chaque jour d'environ dix à quinze personnes pour gérer l'accueil du soir du centre Gabriel-Rosset. Or, en ce moment, il doit faire avec huit bénévoles, voire seulement trois ou quatre les mauvais jours. « La plupart du temps, les gens pensent que les sans-abri ont moins besoin d'aide l'été que durant la période hivernale. Mais c'est la même chose, voire pire. Les centres d'accueil d'urgence d'hiver ont fermé leurs portes. Il y a donc moins de places et moins de repas distribués. Les gens viennent dans les centres qui restent ouverts comme le nôtre. Nous sommes surchargés et obligés de refuser des gens chaque soir. »

Pour être bénévole, aucune compétence particulière n'est demandée. Il suffit de pouvoir donner un peu de son temps une ou deux fois par semaine et d'être à l'écoute. Aujourd'hui, l'association recherche surtout des gens pouvant assurer l'accueil de jour et du soir, mais aussi le service insertion qui s'occupe d'aider les personnes en difficultés pour les tâches administratives. « Tout le monde peut le faire, insiste Michel Paillard. Les bénévoles ne se retrouvent jamais seuls, ils sont encadrés par des éducateurs, des référents, des agents d'accueil. Salariés et bénévoles sont complémentaires. » Une volonté du créateur de l'association, Gabriel Rosset, qui ne concevait pas l'un sans l'autre. « Les bénévoles aident à servir les plateaux-repas au réfectoire, s'occupent de la bagagerie, de la bibliothèque, écoutent simplement les gens ou jouent aux cartes avec eux. Le rapport qu'ils entretiennent avec les "passagers" est différent de celui des éducateurs. »

Ginette est bénévole depuis plus de quinze ans au foyer Notre-Dame des Sans-Abri. « Ce que je donne, les personnes en difficulté me le rendent multiplié par cent. » De quoi donner envie de consacrer un peu de son temps libre aux plus démunis.

Sarah Duverger : le progres.fr

 

Après l’urgence, le tâtonnement ?

Constatant l'incurie du gouvernement, les communes tentent de construire leur propre politique d'accompagnement des sans-abri. Exemple à Paris.

Il s'agit presque d'un poncif, l'émotion hivernale passée, l'inaction reprend le pas. Aujourd'hui, la gestion politique de la grande exclusion, pourtant de la compétence de l'État, se borne toujours au seul traitement de l'urgence. Depuis quelques années, de nombreuses communes, avec l'expertise des associations, ont suppléé l'État en essayant de construire leur propre plan d'action. En 2002, les velléités de la Mairie de Paris en la matière ont évolué, au moins symboliquement : désormais les sans-abri ne meurent plus dans l'anonymat. C'est à grand renfort de communiqués que Bertrand Delanoë annonçait un arsenal de mesures, plaques nominatives sur les caveaux, dépôts de gerbe à la Toussaint et célébration laïque à la mémoire des morts de la rue.

Quid des vivants ?

suite le l'article:http://www.humanite.fr/2009-07-23_Societe_Apres-l-urgence...

 

 

jeudi, 23 juillet 2009

(Foix ) Aucune peine requise contre Claudine Louis pour avoir aidé un sans-papier

foix.jpgTonnerre d'applaudissements au palais de justice de Foix où plus d'une centaine de personnes sont massées. Claudine Louis, poursuivie par la justice pour avoir hébergé chez elle un jeune Afghan en situation irrégulière, sort de la salle d'audience. Les micros et les caméras se tournent vers elle. Toute la presse nationale est venue assister à ce procès atypique.

En voyant tous ces gens venus la soutenir, certains des départements limitrophes, Claudine Louis ne peut retenir ses larmes. Les mots ont du mal à sortir. Puis c'est la délivrance : « Le juge est quelqu'un de paisible qui m'a écouté. Je pense qu'il y aura une issue favorable ». Et cette dernière de lancer, dans un discours cette fois plus politique, qu'elle espère que les personnes qui tendent la main aux clandestins et aux sans-abri ne seront plus poursuivies. Elle appelle Éric Besson, le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement durable « a modifié cette loi ».

Soulagée, Claudine Louis pouvait l'être à sa sortie du tribunal. Tout comme sa famille venue assister à l'audience. Elle sait, aujourd'hui, qu'elle ne sera pas condamnée à de la prison ni même à une amende.

Quelques minutes auparavant, en effet, le procureur de la République du tribunal de Foix, Antoine Leroy a requis une condamnation avec dispense de peine.

Pourtant, vers 14 heures, c'est avec une grosse inquiétude que Claudine Louis avait fait son entrée au tribunal correctionnel de Foix. Mâchoire serrée, le teint blême, les cheveux attachés, habillé de blanc avec un gilet noir, elle a tenté d'expliquer sa démarche aux juges. C'est son engagement en faveur de l'Afghanistan qui l'a amené à ramener cet adolescent de 16 ans chez elle. « C'est mon cœur qui a parlé. Ce n'est pas un acte militant », nous confiait-elle encore juste avant l'audience. C'est devant l'absence de solutions pour le faire régulariser qu'elle le « déposera » à la préfecture de l'Ariège pour que l'État le prenne en charge. Un geste qui lui est reproché par la justice. Et sur lequel on s'est attardé de longues minutes. Inutilement ?

De toute façon, ce n'est pas Claudine Louis, qui intéressait le procureur. Ni les associations qui la défendent d'ailleurs. C'est son acte. Et derrière lui le fait de savoir si on peut poursuivre une personne ayant hébergé un sans-papiers. Et enfin, si accueillir un mineur sans-papiers est considéré comme un délit.

Antoine Leroy l'a très bien précisé dans sa plaidoirie. « Je sais qu'on me reproche quelquefois que l'on parle trop au niveau national de notre petite juridiction. Mais, je ne savais pas que cette affaire susciterait autant d'intérêt. Elle est emblématique. Aujourd'hui, on demande en fait aux trois juges ce que sera la loi ».

C'est pour cette raison que le procureur demande que Claudine Louis soit reconnue coupable. « Si on estime qu'il n'y a pas d'infraction, la loi pénale ne permettra plus de s'intéresser aux filières d'êtres humains mineurs », assure-t-il, en précisant qu'il ne vise pas Claudine Louis.

L'avocat de la défense voit les choses différemment : « Elle a permis par son coup de force de donner une existence légale à cet enfant ». Avant de citer des passages d'une lettre du chef de cabinet d'Éric Besson indiquant que le clandestin étant mineur, Claudine Louis ne peut être poursuivie.

C'est désormais aux juges fuxéens de trancher cette question de loi. Le délibéré sera rendu le 8 septembre prochain.

 

mercredi, 22 juillet 2009

( Hendaye ) Depuis une semaine, une vingtaine de jeunes occupent le 7 rue des Lilas

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«Quand se loger est un luxe, squatter est un droit», dit une banderole fixée au 7, rue des Lilas, à Hendaye. Située dans un quartier tranquille, près du stade, cette maison, jusque-là vide, est devenue un «espace libre» comme l'appellent les jeunes occupants. La villa a été occupée il y a huit jours.

Maintenant, ils sont une vingtaine de jeunes hendayais à donner vie au 7, rue des Lilas. Ils ont réuni une cinquantaine de personnes le premier jour de l'occupation et autant le jour de l'ouverture officielle, samedi dernier. «Nous avons étudié plusieurs possibilités avant de nous installer dans cette maison. Celle-ci était vide depuis des années. Elle était ouverte et nous sommes donc rentrés», explique Mathieu ont des jeunes présents au 7, rue des Lilas.

Une occupation sans effraction qui ne peut être interrompue que par une procédure administrative d'expulsion, selon ces jeunes. Du reste, la police leur a rendu une petite visite dimanche dernier. «Notre occupation est illégale, mais elle est légitime», affirme Mathieu.

Ouvert à tous

Alors que c'est la croix et la bannière pour obtenir un logement accessible, les habitants du 7, rue des Lilas n'admettent pas que de nombreuses résidences soient vides à Hendaye. La maison qu'ils occupent va loger trois personnes en permanence et servira également d'auberge gratuite, car ce lieu est «un espace libre».

Ouverte à tous, cette villa aura un potager de quartier et pour le public y seront organisés des projections de vidéos, des conférences et des débats. Des cours de soutien et de basque gratuits vont même être dispensés. Peu à peu, elle se dotera d'une bibliothèque libre. «Ce sera un lieu d'échanges, un lieu dans lequel on ne vient pas que pour consommer», expliquent les jeunes qui ont pensé à tout, même aux toilettes sèches.

Les riverains n'ont pas émis d'objection à leur installation, et les nouveaux venus souhaitent préserver ces bonnes relations. «Nous allons peut-être organiser des concerts, mais nous ne voulons nuire à personne», précise Mathieu. Du reste, mercredi, lui et ses camardes vont organiser un repas de quartier.

La revendication d'un gaztetxe a traversé les trois dernières décennies à Hendaye. Pour le moment, malgré les promesses, la municipalité n'a pas trouvé de solution, selon ces jeunes. Le projet de l'ancien local des pompiers ne serait pas adapté à leurs besoins. Et l'autogestion est un principe auquel ils tiennent. Une façon de créer des alternatives sans «rentrer dans le système».

lejpb.com ; Goizeder TABERNA

 

dimanche, 19 juillet 2009

D.A.L : Professeur Jacquard de passage

jacquard.jpgEn université d'été à Saint-Dier-d'Auvergne durant quinze jours, l'association nationale Droit au logement (DAL) a reçu hier, le généticien Albert Jacquard dans le cadre d'une conférence.

Lorsqu'on lui demande sa principale fonction, Albert Jacquard répond avec précision : « Je suis spécialiste de la génétique mathématique ». Avec tout autant de rigueur, le scientifique et écrivain expose les deux grands axes de son intervention d'hier, à Saint-Dier. « D'un côté plane la menace nucléaire, autrement dit tout est prêt pour le suicide collectif... De l'autre, il y a une réflexion sur la vie, ou prendre conscience de la merveille de l'humanité et de la force à donner au vivre-ensemble. »

Porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyrault apprécie la fidélité de cet autre combattant du social. « Dès la création de Droit au logement, en 1990, il nous a beaucoup soutenus. Albert nous a rejoints la première fois dans une manifestation dans le XXe arrondissement de Paris. »

En souvenir d'avoir un jour « obtenu gain de cause devant l'hôtel Matignon », nul doute que participer aux manifestations reste pour lui un devoir. « En étant présent, les choses se passent mieux. Quand nous est offerte la possibilité de se faire écouter et de représenter les gens qui n'ont pas la voix, tout devient plus facile. Même en plein c?ur de l'Auvergne ! Pour enfin montrer la réalité aux citoyens, pas assez informés. » Vient alors un constat peu surprenant de la situation du logement : « C'est inacceptable. D'accord, des efforts sont faits mais il faut un changement radical. Je pense au droit de propriété et au droit de réquisition qui n'est plus utilisé. »

" Tous des gâcheurs "

Devant l'absurdité des « logements vides face aux gens qui ne savent où loger », le professeur garde son humour. « Avec nos petites grottes, nous ne serions pas mal ! Mais l'égalité, trop dispersée, doit être recréée. » Celui qui déplore une « crise en profondeur » dénonce surtout « l'homme gâcheur ». « 20 % des humains consomment 80 % des richesses produites. Mais le riche, pourtant quatre fois moins nombreux, consomme quatre fois plus que le pauvre moyen ! »

Enfin, à la question de savoir s'il connaissait bien l'Auvergne, le scientifique de 83 ans préfère terminer par un nouveau sourire. « Si mal que je me suis perdu deux heures dans Clermont-Ferrand ! »

Vincent Thomas : lamontagne.fr

 

samedi, 18 juillet 2009

( Londres ) Des squatteurs londoniens rénovent une villa de luxe


(Lavieimmo.com) - Rien ne pouvait préparer Lakshmi Mittal et Richard Desmond à de tels voisins... Trois squatters ont récemment élu domicile dans une maison abandonnée de Bishop Avenue, à Hampstead, quartier chic du nord de Londres plus habitué aux milliardaires qu'aux sans-abri.

Les nouveaux occupants - deux Roumains et un Français - représentent la société Protection and Revenue for Empty Properties (PREP) Ltd. Dans un entretien au quotidien The Guardian, ces « squatteurs professionnels » se définissent comme des « gardiens » et assurent agir dans l'intérêt du propriétaire des lieux en réalisant les travaux nécessaires à l'entretien de la maison, laissée à l'abandon depuis une dizaine d'années. « L'endroit était dans un état déplorable », explique Eduard, l'un des squatteurs. « Maintenant, il y a l'eau courante et l'électricité. Et si les sanitaires fonctionnent, c'est uniquement parce que nous les avons réparés ».

PREP n'en est pas à son coup d'essai. Calin Ciufudean, l'un des deux fondateurs de la société explique au Guardian qu'il s'est spécialisé dans la recherche de maisons abandonnées à remettre en état. L'équipe de squatteurs fait son possible pour prévenir les propriétaires avant leur intervention. « Nous apportons une solution qui ne coûte pas beaucoup d'argent, même si nous conservons les facture des travaux que nous sommes susceptibles de faire », indique Ciufudean. Et si le propriétaire est dans l'incapacité de payer, « nous trouvons une autre solution », poursuit-il, « comme simplement occuper les lieux plus longtemps ». Un service gagnant/gagnant ? Le propriétaire de la maison de Bishop Avenue ne s'est pas encore prononcé sur la question...

E.S.

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