samedi, 27 juin 2009

( Evreux ) Des jeunes en mal d'accueil

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photo :Les professionnels du social réunis pour trouver des solutions


SOCIAL. Les ados en errance sont toujours plus nombreux, c'est pourquoi l'association l'Abri s'est penchée sur la question.

L'Abri proposait à des travailleurs sociaux et responsables d'institutions une réflexion sur un problème auquel la structure est confrontée quotidiennement : l'errance des jeunes. « Pour nous, l'errance représente tous les jeunes de 18 à 25 ans qui n'ont pas de lieu d'accueil et d'hébergement et qui sont ballottés de structure en structure. Ils n'ont pas d'endroit pour se construire », précise Léonard Nzitunga, directeur de l'association l'Abri.
La cause peut être une rupture familiale mais aussi une sortie des institutions. Par exemple, il n'y a pas forcément de continuité quand le jeune, devenu majeur, quitte l'aide sociale à l'enfance.

210 jeunes en deux ans
Dans les deux structures de l'Abri -le centre d'hébergement et de réinsertion sociale et l'accueil de nuit- plus de 210 jeunes ont été accueillis entre 2006 et 2008. Sur ce constat, l'association proposait de réfléchir aux meilleures solutions pour aider ces jeunes en difficulté. Parmi les intervenants, François Chobeaux, sociologue, qui travaille depuis 1991 sur cette question, a apporté son regard : « Tant qu'il n'y aura pas de logements peu chers et des emplois peu qualifiés et correctement payés, il y aura errance. Il faut également une éducation qui aide les enfants à grandir et à s'autonomiser. En effet quand ils ont grandi, certains veulent partir à l'aventure et l'errance peut en être une forme ». Selon François Chobeaux, les professionnels savent ce qu'il faut faire mais le financement trop classique qui leur est accordé les empêche de faire ce qu'il faudrait.
Christophe Blanchard, lui, s'est penché sur le phénomène de plus en plus courant des jeunes accompagnés de chiens. « Ce sont les mêmes jeunes mais, avec un chien, ils trouvent un appui sentimental. De plus, une communauté se créait car chaque chiot est parrainé par un autre jeune, ce qui complexifie les relations entre les personnes ». Le chien aide à mieux vivre mais, en même temps, il exclut encore plus le jeune du système social classique, le chien n'étant pas accepté partout. C'est donc une difficulté supplémentaire pour les politiques locaux et les travailleurs.

(source Paris normandie.fr)

 

jeudi, 25 juin 2009

Maximilien Le Roy raconte la vie d’un SDF dans “XXI”

BD.jpg"Tu devrais faire une BD et tu l'appelleras SDF +", lance un jour Hosni, un sans-abri de 37 ans, à l'auteur Maximilien Le Roy (dit Cmax, auteur de Mancha chevalier errant) qui le croise sur la place Bellecour à Lyon, en janvier 2007. C'est aujourd'hui chose faite avec Le Monsieur de la rue, une histoire courte réalisée pour le dernier numéro de la revue trimestrielle XXI, inspirée de l'histoire d'Hosni.

Au gré d'un récit sobre et émouvant, on y suit le parcours chaotique de cet homme - qui, depuis, s'en est sorti, vit avec son chat et mitonne de bons petits plats. Proche du crayonné et joliment coloré, le trait de Maximilien Le Roy se fait ici ou là un rien contemplatif. Et parvient à émouvoir sans tomber dans le pathos.

La version augmentée de cette histoire sera publiée à La Boîte à Bulles en octobre 2009, sous le titre Hosni.

 

 

mercredi, 24 juin 2009

( Australie ) Des patrons jouent les SDF

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Des chefs d'entreprise australiens ont décidé de passer une nuit dans la rue dans le but de comprendre ce qu'est la vie d'un sans-abri.

 

 

Plus de 200 dirigeants de sociétés australiennes se sont donnés rendez-vous la semaine dernière au «Luna Park» de Sydney. Ils devaient tous passer une nuit dehors dans le but de sensibiliser la population aux conditions de vie des personnes sans domicile fixe, ainsi que récolter des fonds pour les sdf.

«L'idée de l'opération était de comprendre comment les sans-abri vivent leurs nuits», a expliqué Dick Smith, l'organisateur de la soirée, propriétaire de la société «Dick Smith Electronics» au quotidien The Australian. «Si vous avez beaucoup d'argent, c'est facile d'en donner, mais essayez de passer une nuit dehors quand il pleut et il fait froid»!

C'est l'hiver en Australie et les nuits sont fraîches et humides, mais malgré cela, la plupart des participants ont joué le jeu. Et les recettes de l'opération se sont révélées être deux fois plus élevées qu'escompté, puisque 500 000 dollars australiens (430 000 francs) ont été recueillis. «Les chefs d'entreprise ont appris une dure leçon de vie», a conclu M. Smith. Les fonds obtenus iront à l'association Saint-Vincent de Paul.

Plus de 100 000 personnes sont actuellement sans-abri en Australie et leur nombre ne cesse d'augmenter.

 

( Bordeaux ) Une issue de secour s pour les SDF

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Qui n'a jamais rêvé d'effacer tous ses problèmes d'un simple coup de pinceau ? Les responsables du foyer Amitié et les membres de l'équipe mobile du CCAS se sont réappropriés ce principe pour venir en aide à six SDF. À ceci près que leur action n'a rien d'un remède miracle, mais s'inscrit bien dans le temps.

Depuis un mois et jusqu'au 10 juillet, ce petit groupe de volontaires passe des couches de peinture sur les murs et les piliers du parking des halles. « Nous avons mis en place un AAVA. C'est-à-dire une activité d'adaptation à la vie active, explique Denis Dupont, directeur du foyer Amitié. Nous leur proposons de travailler contre un pécule. C'est une manière de les remettre dans le rythme. »

La mairie a alloué un budget de 8 000 euros à cette entreprise. En guise de rétribution, ces peintres improvisés touchent 4 euros de l'heure, agrémentés d'un repas chaud à midi et d'une collation l'après-midi.

Une offre suffisamment alléchante pour créer des émules. « Le bouche-à-oreille fonctionne bien, note Denis Dupont. Les nouveaux ''candidats'' sont de plus en plus nombreux. » Malheureusement, tous ne pourront pas profiter de l'opportunité, regrette le directeur de l'association : « Nous allons pouvoir constituer deux équipes de cinq personnes. Mais pas plus. »

la suite :http://www.sudouest.com/bearn/actualite/pau/article/62963...

 

lundi, 22 juin 2009

Hébergement des sans-abri : vers un "schéma national de la refondation"

Christine Boutin a lancé, le 18 juin, l'élaboration d'un "schéma national de la refondation" de la politique d'hébergement des personnes sans abri. La ministre du Logement a fait cette annonce à l'occasion de la remise des conclusions du groupe de travail présidé par le préfet Alain Régnier, délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées.

Les conclusions de ce groupe, mis en place le 5 mai dernier, sont sans appel :

"le système de prise en charge tel qu'il a été mis en place dans les années 90 est à bout de souffle". Elles recoupent d'ailleurs celles du rapport de Julien Damon sur "Les politiques de prise en charge des sans-abri dans l'Union européenne", remis le 8 avril dernier.

Le schéma national de la refondation fixera donc les grands lignes d'une nouvelle politique d'hébergement des personnes sans abri pour les trois prochaines années. Son élaboration sera assurée par un comité de pilotage national, avec une participation étroite des associations et animé par le délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées et le directeur général de l'action sociale, en liaison avec le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature.

Ce comité de pilotage est déjà doté de sa feuille de route, qui lui fixe cinq objectifs :

- mettre en place des systèmes d'observation, d'information et d'évaluation des résultats,

- simplifier le système d'offre d'hébergement, en passant par la construction d'un référentiel de prestations et de services pour parvenir notamment à une architecture plus simple et plus lisible du dispositif,

- réformer le mode de prise en charge des personnes à la rue (rationalisation et mutualisation des moyens de l'urgence) et construire des parcours gradués et individualisés en cherchant à donner aux personnes un référent social unique,

- adopter une démarche de planification territoriale de l'offre comme celle qui existe dans le domaine sanitaire,

- placer le dispositif d'hébergement dans une logique d'accès au logement, qu'il soit ordinaire ou adapté. Le comité de pilotage doit entamer ses travaux dans les tout prochains jours et proposer le schéma national de la refondation au mois de septembre. A cette occasion, il devra également désigner "six ou sept territoires d'expérimentation", sur lesquels serait testée l'élaboration d'un plan d'action concerté. Celui-ci devrait impliquer fortement les collectivités territoriales, reprenant ainsi les conclusions du rapport Damon et celles du dernier rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Jean-Noël Escudié / PCA

vendredi, 19 juin 2009

Des solutions pour les sans-abri

Une feuille de route concernant la politique d'hébergement des sans-abri a été adoptée jeudi, a annoncé le ministère du Logement par communiqué. Fruit d'une réflexion menée de concert avec les associations, elle propose de simplifier le système d'offre d'hébergement, de le territorialiser et de proposer des solutions individualisés pour les sans-abri, le tout "dans une logique d'accès au logement".

leJDD.fr

( Toulouse ) « Les SDF nous donnent de grandes leçons »

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( photo:Jean-Henri Meunier et son personnage principal, Fakir, sur le campement des Don Quichotte en 2007. Photo archives DDM, Th. Bordas.)

« Rien à perdre - Nothing to lose », mardi 23 juin, à 20 h 30, en avant-première à l'Utopia Toulouse.

Début 2007, les Enfants de Don Quichotte installent leur campement sur les allées François-Verdier. Jusqu'à la fin de l'aventure, Jean-Henri Meunier, le réalisateur du mémorable « Ici Najac à vous la terre » a posé sa bienveillance, son humour et sa poésie sur ces SDF qu'il qualifie volontiers d'« errants majestueux » ou d'« obscurs flamboyants » luttant comme ils le peuvent pour obtenir un toit. Le résultat s'appelle « Rien à perdre » (sous-titré en manière de jeu de mots « Nothing to lose »). Un documentaire présenté en avant-première mardi 23 juin, au cinéma Utopia Toulouse. Interview.

Comment est né le projet de « Rien à perdre » ?

Jean-Henri Meunier : Tous mes films partent d'une rencontre. Là, c'est ma rencontre avec Fakir, le 24 octobre 2006, rue du Taur, avec son sac à dos, qui criait à la cantonade : « Aujourd'hui, j'ai 43 ans, je suis SDF mais je m'en fous : ce soir, je vais faire la fête ! » Je l'ai rattrapé, lui ai proposé de faire un premier plan. Je l'ai retrouvé sous le pont Neuf puis, de fil en aiguille, sur le campement des Don Quichotte. Le film a commencé le 24 octobre 2006 et s'est fini le 13 juillet 2007, avec l'entrée de Fakir dans son appartement.

« Rien à perdre » est un documentaire ou une fiction ?

Comme pour « Ici Najac », c'est un film qui part du réel. Ensuite viennent se greffer l'humour, la poésie, le montage, qui font qu'on n'est pas dans le ton d'un documentaire classique. Le film se passe à travers une dizaine de personnages avec qui j'ai eu envie de partager des instants. Trois ou quatre prédominent : Fakir, Troll, Rachid, Patrick le cuisinier... Il y a aussi Isa et Florian, dont le rôle au côté des sans-abri est si important...

Que retenez-vous de ces mois de tournage ?

Ma vision est totalement subjective. Avant tout, il y a les gens. Avec leur détresse, leur combat, mais j'ai voulu faire un film positif. Donner envie aux gens qui vivent dans la même situation que les Enfants de Don Quichotte de s'unir et de se battre ensemble. Même si certains sont retombés, pour ceux qui s'en sont sortis, c'est merveilleux. Montrer que ces gens-là sans le vouloir nous donnent de grandes leçons.

Par exemple ?

Quand Troll reçoit la première lettre que quiconque ait reçu sur le campement, il dit « Merci la poste » ; une manière de défendre les services publics. Ou quand ils aident les éboueurs à ramasser les poubelles, ce que personne ne fait. Ou quand ils se placent à l'avant-pointe de l'écologie en installant des toilettes sèches sur leur campement...

Seront-ils là lors de l'avant-première ?

Ceux qui n'ont pas disparu, comme Troll, seront là, bien sûr. Ils sont impatients, surtout Fakir, la star du film.


 

jeudi, 18 juin 2009

( Nantes ) Squat utopique

mercredi 17 juin 2009 Société. Des jeunes posent leurs valises dans une habitation inoccupée

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Même un séjour au poste n'a pas brisé leur rêve : ces squatters revendiquent le droit d'occuper une maison vide.

L'arrivée a été discrète. Les jeunes squatters, deux garçons et deux filles, ont posé leurs valises sans bruit, vendredi, dans une maison inoccupée située 11, rue Pierre-Loti, à Nantes. Dimanche, ils sont sortis du bois.

Sans esbroufe ni tapage. Ils ont toqué aux portes des voisins
« pour se présenter ». Les riverains absents ont eu droit à un courrier. « Si vous avez des interrogations, n'hésitez pas à venir nous en parler », précise la missive, invitant chacun « à un goûter ». « Franchement, il n'y a rien eu à redire, note une quadragénaire.

.....

http://www.presseocean.fr/actu/actu_detail_-Squat-utopiqu...


Logement: une vingtaine d'organisations lancent le "réseau anti-expulsions"

 

Une vingtaine d'organisations de soutien aux mal-logés, de syndicats et de partis politiques de gauche ont annoncé mardi la création du "Réseau Stop aux expulsions de logement" (RéSEL).

"La crise sociale est là, les licenciements massifs et l'augmentation vertigineuse du nombre de chômeurs jettent les salariés dans l'endettement et vont multiplier les expulsions", dénoncent l'association Droit au logement (DAL), la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ou encore les syndicats FSU et Solidaires, dans un communiqué commun annonçant la création du réseau "avec le soutien" du Parti de gauche (PG), du PCF, du NPA et des Verts.

Ces organisations exigent du gouvernement "un moratoire sur les expulsions de logements jusqu'à la fin de la crise et la mise en oeuvre d'une politique permettant de satisfaire pleinement le droit au logement pour tous, avec les moyens financiers correspondants".

Les signataires appellent à "la mobilisation concrète pour que nos voisins, nos camarades de travail, nos amis, nos proches ou les familles des écoles de nos enfants ne soient pas jetées à la rue ou contraintes par la peur d'abandonner leur logement".

Les organisations encouragent "toutes les personnes visées par une procédure d'expulsion à ne pas rester isolées, à en parler autour d'elles, à leurs voisins, dans les établissements scolaires de leurs enfants", et à "contacter le réseau" le plus proche via les associations locales qui en sont membres.

Depuis le 1er juin dernier, la Fondation Abbé Pierre a lancé de son côté une plateforme téléphonique nationale de prévention des expulsions locatives, joignable chaque après-midi au 0810.001.505.

Cette plateforme a pour but de venir en aide aux personnes visées par des procédures d'expulsion et leurs proches, aux associations et travailleurs sociaux les accompagnant, ainsi qu'aux propriétaires confrontés à des situations d'impayés et cherchant à éviter l'expulsion, selon l'association. AP

(nouvelobs.com)

 

( Londres ) Amadou & Mariam chantent pour les Sans Abris

amadou-mariam.jpgLe 25 mai dernier à l'Union Chapel de Londres, Amadou & Mariam ont été rejoints sur scène par David Gilmour dans le cadre du festival « Crisis Hidden Gigs » organisé par l'association britannique d'aide aux sans abris « Crisis ».

Pour son unique concert confirmé pour 2009, David a rejoint le couple star malien pour une collaboration exceptionnelle. Le but de ce concert (complet) était de récolter des fonds et sensibiliser les personnes à la cause des milliers de mal logés de Grande Bretagne.

Sa participation a été gardée secrète jusqu'au dernier moment pour préserver le message de l'association sur la situation précaire des mal logés, ces personnes sans cesse déplacées d'abris en abris, ne sachant pas où ils dormiront la nuit prochaine.

David Gilmour a accompagné Amadou & Mariam durant l'intégralité de leur prestation, où ils ont joué une sélection de titres comme « Welcome to Mali » et « Dimanche a Bamako ». Ils ont aussi interprété « No Way » chanson encore jamais jouée sur scène, tirée du tout premier album solo de David Gilmour.

Le public conquis par ce mélange des genres leur a offert une standing ovation lors des rappels.

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