L’Observatoire parisien de l’insertion et de la lutte contre l’exclusion a été créé officiellement à l’automne 2009, sous la présidence d’Olga Trostiansky, adjointe chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion.
L’objectif de la mairie, qui a consacré en 2009 un budget de 240M€ pour lutter contre l’exclusion, était, grâce à cet Observatoire, de « Mieux connaître la pauvreté pour mieux agir ».
Une première cartographie de la présence des sans-abri a été réalisée à Paris, ainsi qu’un comptage, établi à partir des « cahiers de signalement » des équipes mobiles des 4 associations qui se répartissent la capitale par quart, et coordonnent leurs maraudes.
Ainsi les regroupements des différentes populations de sans-abri ont-ils pu être localisés. Le document établi, sans avoir la précision d’un recensement, permet de dessiner et de mesurer l’ampleur de cette très grande précarité parisienne.
Dans ce triste classement, le secteur République-Stalingrad vient en tête. C’est là que les maraudes sont le plus sollicitées. Ensuite viendraient les abords des grandes gares où survivraient, près de celles du Nord et de l’Est, quelque 600 sans-abri, selon une étude qui daterait elle de 2008. Les quartiers du Centre, dont les Halles et l’axe Sébastopol-Strasbourg suivraient, puis le Bois de Vincennes et les abords du périphérique.
L’Observatoire se garde bien de parler d’un recensement des sans-abri dans la capitale, mais Olga Trostiansky évoque entre 3 000 et 4 000 personnes qui dormiraient dans la rue. Selon un travailleur social cité par le Parisien : « Si l’on tient compte aussi des personnes qui disposent de solutions d’hébergement temporaire, on est sans doute plus proche des 15 000 personnes concernées par le plan hivernal » que la mairie installe le 24 ou le 25 novembre à Paris.
André Balbo
sources : Actionsociale.weka.fr, L’Observatoire parisien de l’insertion et de la lutte contre l’exclusion, Le Parisien
document et cartographie 923330610.pdf















